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09 juin 2008

Referendum en Irlande : 2005 again ?

Je suis frappé des similarités entre la campagne irlandaise et celle que nous avons vécue en 2005. Et j'en râle sur Publius. Le syndrôme est le même : quand on ne fait pas campagne, ou qu'on le fait mal, il ne faut pas s'étonner de se voir rejeté par des candidats soucieux de s'exprimer.

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Voici les sites qui parlent de Referendum en Irlande : 2005 again ? :

Commentaires

Le traité de Lisbonne sera peut-être rejeté par le peuple irlandais. Pourquoi ? Peut-être parce que le traité de Lisbonne est pour le libre-échangisme mondial généralisé.

Je cite le traité de Lisbonne :

« Par l'établissement d'une union douanière conformément aux articles 28 à 32, l'Union contribue, dans l'intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu'à la réduction des barrières douanières et autres. »

Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne, Article 206, page 182.

Le traité de Lisbonne est lisible à cette adresse :

http://consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/st06655.fr08.pdf

Peut-être que les Irlandais ayant plus de contacts familiaux avec les USA, ont mieux pris la mesure de la crise gravissime que traversent la mondialisation, le néo-capitalisme et la financiarisation des matières premières (pétrole) et des denrées consommables... cause principale de l’aggravation de la famine dans le monde.
Peut-être que les bonnes vieilles certitudes de la bobocratie sont finalement "has-been" ?

"Si Ben Bernanke relève ses taux pour combattre l'inflation, il va vraiment ralentir l'économie. Mais s'il ne le fait pas, le dollar va baisser et c'est la raison pour laquelle les prix du pétrole ont crevé le plafond" http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/06/si-ben-bernanke.html#comments

Sérieusement, les Français ont selon vous voté Non pour de mauvaises raisons (réseaux du Non très cons mais très structurés face à des réseaux du Oui très intelligents mais peu audibles, en gros), alors qu'un Oui aurait été vu comme un signe de maturité politique ?

Il faudra l'accepter une bonne fois, ce non ! Quand bien même un artifice a permis d'en annuler les conséquences, ça a été NON !

On dirait du Hillary Clinton : mais enfin Mamie, t'es gentille, t'es pas finie, mais c'est NON, alors maintenant go home.

Merci tout de même pour votre papier, qui éclaire un peu un domaine fort obscur.

@ BA

Vous n'y comprenez rien, la référence que vous citez provient du Traité de Maastricht qui a déjà été ratifié par référendum et que vous avez probablement adopté par votre vote en 1992. Et pourquoi alors mettre en relief cette mesure si vous ne critiquez pas dans le même temps l'OMC.

Ca m'agace d'entendre ces discours ! Les gens ne comprennent strictement rien à la construction européenne !

C'est une chose trop grave, trop importante et trop complexe pour donner aux français leur voie au chapitre.

Les nonistes ci dessus me font bien rire :-D. Savent-ils seulement pourquoi certains irlandais rejetent le traité ? S'ils se renseignaient, ils seraient peut etre surpris d'apprendre que c'est pour des raisons diametralement opposées a celles pour lesquelles les francais ont rejeté le TCE il y a 3 ans.

A moins que les raisons n'ai pas d'importance, l'essentiel étant de voter non. NAN! NAN! NAN! tiens, ca me rappelle ma petite niece de 3 ans...

Vonric écrit : " Savent-ils seulement pourquoi certains irlandais rejetent le traité ? S'ils se renseignaient, ils seraient peut etre surpris d'apprendre que c'est pour des raisons diametralement opposées a celles pour lesquelles les francais ont rejeté le TCE il y a 3 ans. "

Et alors ?

Il existe un NON de droite.
Il existe un NON de gauche.
Il existe un OUI de droite.
Il existe un NON de gauche.

Vonric sait-il seulement pourquoi certains Irlandais votent OUI au traité ? S'il se renseignait, Vonric serait peut-être surpris d'apprendre que c'est pour des raisons diamétralement opposées à celles pour lesquelles les parlementaires francais ont adopté le TCE il y a 4 mois.

Vonric écrit : " Savent-ils seulement pourquoi certains irlandais rejetent le traité ? S'ils se renseignaient, ils seraient peut etre surpris d'apprendre que c'est pour des raisons diametralement opposées a celles pour lesquelles les francais ont rejeté le TCE il y a 3 ans. "

Et alors ?

Il existe un NON de droite.
Il existe un NON de gauche.
Il existe un OUI de droite.
Il existe un OUI de gauche.

Vonric sait-il seulement pourquoi certains Irlandais votent OUI au traité ? S'il se renseignait, Vonric serait peut-être surpris d'apprendre que c'est pour des raisons diamétralement opposées à celles pour lesquelles les parlementaires francais ont adopté le TCE il y a 4 mois.

@BA et en complément de politoblog :

Le libre échange mondial est une bonne chose. Le commerce libéralisé (et je parle bien du commerce) est un jeu à somme positive où tous les participants ont à y gagner. Si deux pays décident de supprimer leur barriere douanieres, alors les deux pays y gagnent en prospérité car les conséquence de cette libéralisation, c'est la spécialisation dans le domaine où chaque pays est le plus productif. Or, chaque pays a un domaine ou il est plus productif que d'autres domaines, et ce qu'importe la nature des économies des autres pays. C'est alors ce domaine qui sera produit en vue du commerce extérieur, parce que c'est ce que le pays fait de mieux. Cette loi, parce que c'est une loi, est de Ricardo et s'est vérifée jusqu'à aujourd'hui. Tout le monde à à y gagner à la libéralisation du commerce, et plus encore les pays dont le marché intéreur est trop faible pour se développer.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Avantage_comparatif


Parfois, une petit mise au point économique s'impose... :)

Oui, à l'époque de Ricardo.

Non, à notre époque.

Le libre-échange mondial multiplie les déplacements de bateaux, de porte-containers, d'avions, d'avions-cargos, de camions, etc.

Tous ces moyens de transport fonctionnent grâce à des combustibles fossiles.

Le libre-échange mondial multiplie les millions de tonnnes de combustibles fossiles utilisés pour importer et exporter des marchandises d'un bout de la planète jusqu'à l'autre bout de la planète.

Résultat : un dérèglement climatique qui est en train de détruire la planète.

Parfois, un petit retour dans la réalité s'impose.

olitoblog écrit : " la référence que vous citez provient du Traité de Maastricht qui a déjà été ratifié par référendum et que vous avez probablement adopté par votre vote en 1992. "

En 1992, tous les OUIstes nous disaient : " Votez OUI au traité de Maastricht et vous verrez : l'Union Européenne comblera son déficit démocratique. L'Union Européenne sera plus démocratique. L'Union Européenne sera plus sociale. "

J'ai voté NON. Près de 51 % des Français ont cru les promesses des OUIstes : près de 51 % des Français ont voté OUI au traité de Maastricht. Résultat : l'Union Européenne a été encore moins démocratique. L'Union Européenne a été encore moins sociale.

Politoblog écrit : " pourquoi alors mettre en relief cette mesure si vous ne critiquez pas dans le même temps l'OMC. "

Je critique l'OMC dans le même temps.

Politoblog écrit : " Les gens ne comprennent strictement rien à la construction européenne ! C'est une chose trop grave, trop importante et trop complexe pour donner aux français leur voie au chapitre. "

C'est la définition même de l'aristocratie.

Sur RTL, Bernard Kouchner a prévenu les Irlandais :

Les Irlandais doivent absolument voter OUI « pour développer leur commerce, leurs industries florissantes depuis qu'ils sont au cœur de l'Europe ; il faut que l'Europe se développe, qu'elle aille dans le sens du traité de Lisbonne", a-t-il fait valoir, assurant que "l'espoir" à propos de ce référendum pourrait faire place à "une gigantesque incompréhension" si le "non" l'emportait.

Dans ce cas, le traité ne pourrait "théoriquement" pas être appliqué. La France, à la présidence de l'Union Européenne de juillet à décembre, devrait "continuer, s'acharner" sur les "priorités" définies dans ce cadre, et la France devrait "tenter de convaincre les Irlandais" de "remettre ce traité sur le métier", a expliqué le ministre.

Mais à Paris, certaines inquiétudes commencent à poindre plus franchement. "En cas d'échec, on est dans la merde la plus totale. Ca va mettre par terre la présidence française" qui commence dans trois semaines, s'alarme en privé un proche du chef de l'Etat. »

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20080609.OBS7711/ue__bernard_kouchner_met_en_garde_les_irlandais.html

@Anthony B :
"Le libre échange mondial est une bonne chose. Le commerce libéralisé (et je parle bien du commerce) est un jeu à somme positive où tous les participants ont à y gagner."

Amen.

Bernard Kouchner a parlé du traité de Lisbonne sur RTL :

" il faut que l'Europe se développe, qu'elle aille dans le sens du traité de Lisbonne", a-t-il fait valoir, assurant que "l'espoir" à propos de ce référendum pourrait faire place à "une gigantesque incompréhension" si le "non" l'emportait.

Dans ce cas, le traité ne pourrait "théoriquement" pas être appliqué. La France, à la présidence de l'Union Européenne de juillet à décembre, devrait "continuer, s'acharner" sur les "priorités" définies dans ce cadre, et la France devrait "tenter de convaincre les Irlandais" de "remettre ce traité sur le métier", a expliqué le ministre.

Fin de citation.

Au moins, c'est clair.

Les Irlandais revoteront jusqu'à ce qu'ils disent OUI au traité de Lisbonne.

C'est toujours la même méthode.

« Le traité de Nice et l'élargissement ont fait l'objet d'un référendum en juin 2001 en Irlande. Les Irlandais avaient dit alors NON ; après un second référendum, ils ont finalement ratifié le traité. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Nice

Je resterai sur l'aspect cosmétique et sur la campagne proprement dite. Le problème avec un référendum est que la réponse est massive et binaire. Donc, pour cela, la question doit porter en elle la complexité que l'on ne peut reporter sur la réponse, qui est normée et non personnalisable (oui à condition que... non sauf si...).

Voter oui revient à comprendre et accepter l'ensemble des enjeux du traité, qui lui-même réforme les précédents... bref, répondre à la question posée suppose d'avoir intégré et digéré ce qui fait l'UE, dans les textes comme dans les pratiques. Un oui est donc plus engageant qu'un non, qui peut n'être motivé que par le refus catégorique d'un unique point.

Le référendum ne permet pas la nuance, et le proverbe dit bien : dans le doute, abstiens-toi (de dire oui).

Paroles d‘un partisan du OUI au projet de constitution Européenne Commerciale de Giscard:

Il y a quatre questions auxquelles il faut apporter une réponse
La première est la nature de l'Union européenne, question qui a commandé le Non français au référendum : l'Europe, ce n'est pas d'abord un marché, c'est la défense de valeurs et d'un projet de société, ce qui met au premier rang la question de la nature sociale du projet de société européen.
Deuxième réponse : cela veut donc dire, comme voie de conséquence, que la vocation des institutions européennes n'est pas de défendre la concurrence et encore la concurrence et exclusivement la concurrence -rôle qui est le sien aujourd'hui- mais la nature des institutions européennes est de définir une politique partagée.
Troisième point, particulièrement sensible et pas seulement en France : l'Europe, ce n'est pas le nivellement des identités, c'est la défense des identités.
L'Europe, c'est la défense de la diversité et pas le rouleau compresseur. Et si l'on disait cela, nos amis britanniques auraient probablement de l'Europe une toute autre approche.
Quatrièmement, l'Europe, ce n'est pas fait pour défendre la globalisation auprès des Européens, mais les Européens dans la globalisation !
http://www.noticias.info/asp/aspComunicados.asp?nid=362686&src=0

Ètonnant non ?

Margot Wallstrom a je crois été nommée à un poste fraichement créé avec notamment mission d'expliquer, et par là-même, faire aimer l'Europe aux citoyens.

Quel bilan pourrait-on tirer de son mandat et de l'action de ses services ?

(NB : j'ai trop souvent affirmé, très audacieusement d'ailleurs, que l'Europe était indéfendable au vu de son bilan pour jeter la pierre à Mme Wallstrom)

Hello
habitant en Irlande, les raisons donnees par mes collegues et les chauffeurs de taxi puis lus dans la presse sont:
- peur de perdre les avantages fiscaux des entreprises
- mal explique par nos politiques, personne ne nous dit pourquoi vote Oui
- perte d'une certaine autonomie (peur d'etre oblige d'appliquer les lois pour l'avortement...)

Donc on reste comme en France: peur d'un changement qui ne peut arriver et tres tres tres mauvais comm' des politiques (du genre "si vous votez Non, c'est que vous etes betes")

L'europe a commencé et a toujours été centrée autour d'un marché.
Bien sûr, ce n'est plus uniquement un marché comme la Communauté du Charbon et de l'Acier..
Mais si on n'assure pas la prospérité de l'étape première et fondamentale qui est le marché, où dégagera-t-on un volume de taxes et d'impôt nécessaire et suffisant à notre modèle social ainsi qu'à la défense de nos jolies valeurs?

De la même manière, le champ bureaucratique qui norme notre espace européen est intenable dans ses injonctions globales sans la puissance de l'argent et des entreprises en excellente santé.
Un autre problème, profond, est que les bureaucrates n'ont pas donné l'impression de dégager de la valeur économique pour l'ensemble communautaire en rapport de leur coût.
Ce qui doit être du à une mauvaise communication à la base.
On le doit surement à une succession d'hommes de pouvoirs silencieux, très capables mais mal-communiquants comme Romano Prodi, Jacques Delors, etc...

Heureusement, l'arrivée d'un type enthousiaste, pragmatique, franc négotiateur et possesseur de 5 langues comme José-Manuel Barroso a, il me semble, redonné une meilleure image de la Commission Européenne.

Ce qui me fait penser que pour défendre et communiquer au mieux sur l'action d'un organisme bureaucratique tel que la Commission, il faut n'importe quel profil sauf un top-bureaucrate.

Ce qui est intéressant avec le dernier traité ce n'est pas les fanfreluches symboliques du genre hymne européen, c'est que pour la première fois on personnalise le pouvoir avec un président de l'Union ainsi qu'un représentant pour les affaires étrangères.
Même si leur pouvoir réel est encore limité et qu'ils seront surtout mandataires du conseil des chefs de Gouvernement pour représenter l'Europe d'une seule voix, il est bon de sortir par le haut, en changeant l'image de l'Europe qui était vu comme un enclos d'organismes bureaucratiques, ces derniers étant là pour faire leur travail et non le transformer en décision politique. Le problème étant bien sûr qu'avec de tels organismes la prise de décision apparaissait comme anonyme et très éloignée de la base.

Voilà ce que racontait NS en 2004 :

"Si l’Europe reste la seule affaire des responsables politiques et économiques, sans devenir la grande affaire des peuples, reconnaissons que l’Europe sera, à plus ou moins brève échéance, vouée à l’échec. Bien sûr, l’Europe doit être au service des peuples, chacun peut le comprendre. Mais l’Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l’Europe, c’est le partage consenti d’une souveraineté et la souveraineté, c’est le peuple. A chaque grande étape de l’intégration Européenne, il faut donc solliciter l’avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple. Si nous croyons au projet Européen comme j’y crois, alors nous ne devons pas craindre la confrontation populaire. Si nous n’expliquons pas, si nous ne convainquons pas, alors comment s’étonner du fossé qui risque de s’amplifier chaque jour davantage entre la Communauté européenne et la communauté nationale ?" : Nicolas Sarkozy, le 9 mai 2004.

via plumedepresse
(http://www.plumedepresse.com/spip.php?article179)

Pourquoi l'Union Européenne est-elle impopulaire ?

Parce qu'elle n'est pas démocratique ?

Parce qu'elle n'est pas sociale ?

Mais non, voyons !

C'est parce qu'elle communique mal !

Dublin écrit :

" mal expliqué par nos politiques, personne ne nous dit pourquoi voter Oui "

" peur d'un changement qui ne peut arriver et tres tres tres mauvaise comm' des politiques "

De même, Thierryl évoque une mauvaise communication :

" Un autre problème, profond, est que les bureaucrates n'ont pas donné l'impression de dégager de la valeur économique pour l'ensemble communautaire en rapport de leur coût. Ce qui doit être du à une mauvaise communication à la base. "

" une succession d'hommes de pouvoirs silencieux, très capables mais mal-communiquants comme Romano Prodi, Jacques Delors, etc... "

" Ce qui me fait penser que pour défendre et communiquer au mieux sur l'action d'un organisme bureaucratique tel que la Commission, il faut n'importe quel profil sauf un top-bureaucrate. "

" il est bon de sortir par le haut, en changeant l'image de l'Europe qui était vu comme un enclos d'organismes bureaucratiques "

Ah bon ? Ce n'est qu'un problème de mauvaise communication ? Il suffit de changer l'image de l'Europe pour régler le problème ?

Vous rigolez ?

Le problème de l'Europe, c'est qu'elle n'est pas populaire. Pourquoi ? Parce qu'elle n'est pas démocratique. Parce qu'elle n'est pas sociale.

Dire que c'est à cause d'une mauvaise communication, et dire qu'il est bon de sortir par le haut en changeant l'image de l'Europe, c'est prendre les citoyens pour des consommateurs.

C'est vouloir leur fourguer un mauvais produit en misant tout sur la communication, sur la propagande et sur la publicité.

@Thierryl :
"possesseur de 5 langues comme José-Manuel Barroso"

Déjà que Nicolas Sarkozy a cinq ou six cerveaux (très bien irrigués, en plus)… ;-))

@BA,
La propension du microcosme politico-médiatique à vouloir "EXPLIQUER" à son bon petit peuple ce qu'il ne peut pas comprendre et dit long sur la suffisance que seule procure l'inexpérience de ceux qui entendent nous régenter.

Comme le dit Emmanuel TODD, et si pour changer nous leurs expliquions ce que c'est que d'avoir à monter des entreprises dans un pays qui n'est pas du tout prévu pour çà ? Puisque le PS/UMP fait tout ce qui est on son pouvoir depuis trente ans pour inciter les patrons aux prises de bénéfices immédiates et non aux investissements créateurs d'emplois à long terme.
Mais peut-être qu'ils ne le savent même pas !
Après tout, rien n'est impossible, même çà !


Comment expliquer le monde du réel à des gens qui n'ont jamais travaillé (ou si peu) dans le vrai monde du dehors, pour qu'enfin ils aient l'ombre d'une idée cohérente ?

http://paris-carnet.org/index

Pauvre BA...
Le blème est qu'il y a un type de communication dédaigneux et un autre qui explique les tenants et les aboutissants d'une politique pour qu'ensuite chacun pèse le pour et le contre et décide...

Il n'y a pas qu'une seule façon de communiquer, comme il n'y a pas qu'un seul complot international comme tu sembles le croire.
Mais bon, pour moi, les croyances de cet ordre sont loin très loin de la réalité. Comme la pureté et la perfection que tu appelles dans ce monde : c'est à dire le social sans la "part du diable" libérale.
Sans cette part là tu vas le chercher où les financements de ton social ainsi que celui de n'importe quel régime démocratique actuel?


Thierryl écrit : " Comme la pureté et la perfection que tu appelles dans ce monde : c'est à dire le social sans la "part du diable" libérale. "

Quand tu voudras, tu arrêteras de faire les questions et les réponses.

Quand tu voudras, tu arrêteras d'écrire ce que tu crois que je pense.

Je pense qu'il faut les deux : le social ET la " part du diable " libérale.

GROS CONNARD :D

Vivent les Irlandais qui vont dire non. Sur leur île et ayant toujours devant eux les anglais valets des américains, ils ont + de recul pour voir où mène l'Europe construite par les américains qui régentent Bilderberg et la Trilatérale (cf ici pour voir les invités français de cette année http://www.newsnours.com/2008/06/magouilles-mond.html)
Vive l'Europe construite naturellement et par par des pervers manipulés et loin des peuples

@ thierryl
vous dites: "Mais si on n'assure pas la prospérité de l'étape première et fondamentale qui est le marché, où dégagera-t-on un volume de taxes et d'impôt nécessaire et suffisant à notre modèle social ainsi qu'à la défense de nos jolies valeurs?"
Ce avec quoi je ne suis pas d'accord, c'est justement qu'on m'impose comme valeur que le marché est l'étape première et fondamentale. Je ne suis bien sur pas contre le marché, mais il existe beaucoup d'activités humaines qui correspondent à mes valeurs, et dont je considère qu'elle ne sont pas bien assurées par le marché.

Bonjour tout le monde, belle discussion même si le billet auquel elle s'accroche n'est qu'un lien !

@politoblog "la référence que vous citez provient du Traité de Maastricht qui a déjà été ratifié par référendum et que vous avez probablement adopté par votre vote en 1992."

Justement, tout est là, comme le remarque BA. Les gens qui votent "non" (en France, aux Pays-Bas, peut-être en Irlande) votent aussi "non" a posteriori, contre ce qu'ils perçoivent de l'Europe actuelle. Ce qui n'est pas une utilisation si scandaleuse du bulletin de vote.

Ils auraient certes une meilleure façon de se prononcer sur les politiques européennes - les élections au Parlement Européen - si ce Parlement était responsable des politiques conduites, et si des programmes politiques européens étaient en concurrence lors des élections.

@BA selon qui l'Europe "n'est pas populaire. Pourquoi ? Parce qu'elle n'est pas démocratique. Parce qu'elle n'est pas sociale.

Dire que c'est à cause d'une mauvaise communication, ..., c'est prendre les citoyens pour des consommateurs."

Très d'accord, y compris en enlevant "sommateurs". Mais entre les deux raisons données, je garderais "démocratique". Car une Europe "plus sociale",... il y a aussi des nonistes qui la veulent "plus libérale" (dans l'Irlande attachée à la détaxation des bénéfices), "plus écologiste", "plus" je ne sais quoi encore.

Si elle était plus démocratique, ça voudrait dire, par définition, que les Européens se reconnaissent dans leur "maison commune" (terme très utilisé par F. Bayrou).

Mais il n'y suffirait pas de changements institutionnels, même plus profonds que les virgules proposées par le traité de Lisbonne.

La démocratie c'est l'État de droit, et ça, ça marche bien en Europe.

Et la démocratie, c'est la capacité d'une majorité des citoyens de prendre des décisions pour la collectivité. Ça, ça ne marche pas, parce qu'il n'y a pas de majorité des citoyens ; il n'y a pas de majorité parce qu'il n'y a pas, ou très peu, de débat européen, d'espace de communication entre Européens. Nous Français ne savons pas ce que pensent les Grecs ou les Croates de l'immigration, du prix du fuel ou du chômage - et eux ne savent sans doute pas ce que nous en pensons. Ce ne sera pas un manque facile à combler. La tuyauterie institutionnelle n'y suffira pas.

Gros niveau des partisans du non en Irlande (ça me rappelle quelque chose) :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/06/12/01011-20080612FILWWW00076-irlande-dustin-la-dinde-vote-non.php

Morceau choisi :
"N'est-ce pas une honte qu'il n'y ait pas de troisième case (à côté des oui et non) qu'on pourrait cocher et qui dirait juste: hein?" [Dustin la Dinde]

"Cette loi, parce que c'est une loi, est de Ricardo et s'est vérifée jusqu'à aujourd'hui."

C'est vrai mais je crois que tout le monde à oublié les hypothèses de Ricardo.

1) Le capital ne travers pas les frontières.
2) On est dans une situation de plein emploi
3) La balance commerciale est globalement equilibrée.

Aujourd'hui je ne connais pas beaucoup de pays satisfaisant ces conditions.

Surtout pas les champions du déficit commercial : USA, GB,Espagne
Deficit doesn't matters : comme dit Dick Cheney.

Sur le site de Liberation.fr , Alain Duhamel écrit le jeudi 12 juin : « L'Irlande se prononce aujourd'hui par référendum sur le traité européen de Lisbonne, c'est à dire sur le traité institutionnel simplifié, raccourci et atrophié qui cherche à rendre possible le fonctionnement à 27 d'une Union bâtie pour six pays. »

Alain Duhamel est toujours aussi menteur.

1- Le traité de Lisbonne n’est pas un traité simplifié, raccourci et atrophié. Le traité de Lisbonne officiel est lisible à cette adresse :

http://consilium.europa.eu/uedocs/cmsUpload/st06655.fr08.pdf

Le traité de Lisbonne fait 478 pages ! Deux fois plus que le Traité établissant une constitution pour l’Europe !

2- Le traité de Lisbonne n’est pas un traité institutionnel. Il aborde des dizaines de sujets qui ne sont pas institutionnels. Il aborde des dizaines de sujets qui sont politiques.

Exemple :

« Par l'établissement d'une union douanière conformément aux articles 28 à 32, l'Union contribue, dans l'intérêt commun, au développement harmonieux du commerce mondial, à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements étrangers directs, ainsi qu'à la réduction des barrières douanières et autres. »

Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, Cinquième partie, Titre II, Article 206, page 182.

Au sujet de l'Irlande, pensez ce que vous voulez, mais surtout, ne croyez pas les PID (Privilégiés Institutionnels Diplômé) qui sévissent dans la presse bobo ou dans la presse réac !
Pierre Desproges : "La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute"
http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/06/pierre-desproge.html#comments

Duhamel : co-auteur du TCE, visionnaire au point de rater la montée de Royal, moderne au point de se faire piéger par son coming-out centriste, et enfin, l'homme qui reprend dans la première ligne d'un éditorial en première page d'un journal qui heureusement ne sera pas distribué une connerie déjà prononcée par Kouchner et jugée contre-productive par le gouvernement irlandais. : l'exemple-type de l'homme qu'on rêve de voir défendre la cause de ses adversaire.

Etre européen c'est je crois accepter de partager un destin commun avec d'autre peuple.

Donc aussi accepter leur idée, leur culture ...

Je me demande donc comment un socialiste français peut se dire européen sachant que les idées des socialistes français sont ultra minoritaire en europe.

La gauche française par archaisme est devenu anti européenne.

A quand la prochaine guerre ???

" La gauche française par archaisme est devenu anti européenne "

Mistral, tu en es encore là ?

Tu n'as pas encore compris que LA gauche française, ça n'existe pas ?

En revanche, il existe DES gauches, différentes, incompatibles.

Tu ne t'en es toujours pas rendu compte ?

Je te rappelle que le 7 février 2008, 121 députés du Parti Socialiste ont voté OUI au traité de Lisbonne (alors que seulement 25 députés du Parti Socialiste ont voté NON au traité de Lisbonne).

Ces 121 socialistes sont anti-européens ?

Il me semble un peu rapide de critiquer la campagne du oui. La cuirasse ne peut résister longtemps au boulet dans ce type de campagnes.
Les tenants du non n'ont pas de texte à défendre, ils ont la tâche facile. Et puis comme on le voit maintenant avec les premiers sondages sur les raisons du vote, les irlandais étaient certains de pouvoir renégocier comme en 2001 : pourquoi dans ce cas ne pas tenter d'obtenir plus ?

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